Attention, je poste.

Je l'avais presque oublié celui-là. Ce site qui m'a pris un temps impossible à une certaine période. Dernièrement, son utilisation était celle d'un fourre-tout. Je prenais les premières idées qui me venaient, je les notais, j'y associais une citation, comme si ces mots prononcés par d'autres pouvaient soigner ce bordel, lui servir de pansement pour l'empêcher de couler partout. Ça a marché, il fut un temps.. Je reprend tout. Non, pas juste ce blog, tout, j'ai dis. De l'heure à laquelle le réveil sonne, à la façon de tenir mon sac, en passant par les couleurs étalées sur mes paupières. Ces petits détails qui font qu'on est soi. - be yourself, everyone else is already taken. Oscar Wilde avait déjà percé le secret.. - Mais d'abord, j'aimerai présenter quelqu'un : Bon Iver. For Emma, Forever Ago, c'est lui. C'est lui, un hiver où il s'est réfugié tout seul en studio. Je le présente parce que ça correspond à mon printemps. On peut l'écouter les jours où l'on a l'impression qu'on est encore en pleins automne gris, que les nuages nous étouffent et que le c½ur se serre un peu, mais (là réside la beauté de l'art musical) on peut aussi le mettre quand les fleurs s'épanouissent vraiment, sur une pelouse bien verte, avec le sourire aux lèvres. J'envie cette polyvalence ! Tout à l'heure, je parlais de détails, ça à du paraître assez superflu, léger même. - oh t'as vu, elle pense que vraiment, la personne se désigne par la façon dont elle se maquille. - l'analyse est fausse. Justifiée parce que je me suis mal exprimée, cependant. Ce que je voulais dire (parce que j'avais vraiment quelque chose à dire) c'est que c'est d'abord comme ça qu'on vous perçoit. Ce que l'½il est joueur .. La meilleure vision, dixit mon livre du moment, c'est lorsque les yeux sont fermés. C'est à partir du moment où l'on accepte de ne plus se fier à l'image, qu'on comprend. Qu'on comprend, que cette personne, à l'intérieur.. C'est de l'or. Non, l'or c'est encore trop matériel comme métaphore. Je reprend : qu'on comprend que (bla bla bla..) à l'intérieur, c'est impressionnant. J'aime bien celui-là. Ça laisse présager des surprises, beaucoup de surprises. Et les surprises, j'aime ça aussi. Quoi, vous n'êtes pas fan ? C'est pas votre truc, l'inconnu? Vous avez tord. Oh oui. Sans tomber dans le je-m'en-foutisme, lâcher du lest, se laisser aller, c'est vital. C'est même un remède au surmenage ! A utiliser en prévention, le je-laisse-faire-un-peu-mes-amis est très utile, vraiment. Et souvent, on est surpris de ce que les autres trouvent pour vous distraire. S'ils sont très forts, on peut presque retomber à l'étonnement du nouveau né. - s'arrête, fait une pause, relie un peu. Souris devant tant d'insouciance, décide de reprendre le contrôle du clavier. - Le contrôle.. Ah ça, on aura beau l'écrire, le crier très fort, on ne le touchera jamais. Ne comptez même pas le frôler de vos phalanges, c'est un coquin. Il rentre dans nos vies parce qu'on l'a vu sur un dictionnaire, que la définition nous a plu, ou que notre maman nous a dit que c'est le plus important dans la vie ; avoir du contrôle. Mais il sort vite. En fait, au plus vite il sort, au mieux c'est. Le plus rapidement on comprend que ce n'est qu'un faux-amis qui vous donne de l'espoir pour rien, le plus longtemps on vivra. Si si. Au terme contrôle, je préfère le mot adaptation. La capacité d'adaptation est, je pense, beaucoup plus utile. N'a-t-on pas plus de contrôle (hommage, très cher Larousse) lorsque notre esprit est capable de s'étirer sur plusieurs sujets sans se cogner contre un mur ? L'album de Bon Iver touche à sa fin, j'entends re: Stacks. Trente minutes de mon printemps, qui m'auront servi à ça (oui, j'utilise le mot ça, parce que je ne sais vraiment pas du tout comment nommer ce que je viens de faire, si ce n'est un vide-grenier verbal où vous n'aurez pas les moyens d'acheter quoi que se soit, parce que ces petits bouts de moi, ces espèces de phrases alignées les unes après les autres, donnent au final quelque chose auquel je tiens, un peu).

# Posté le mercredi 29 avril 2009 15:49